Craintes autour de l’emploi dans la filiale aveyronnaise de Figeac Aéro
Dans le paisible village de Decazeville, l’industrie aéronautique suscite à la fois espoir et inquiétude parmi les salariés de l’entreprise de Mécanique de Travaux Industriels (MTI). Filiale du géant Figeac Aéro, cette entreprise vit sous la menace de suppression d’emplois, une source d’angoisse palpable. En effet, le précédent de la Société aveyronnaise de métallurgie (SAM), qui a laissé 340 travailleurs sans emploi en 2021, est encore vivant dans les mémoires. Les habitants craignent un scénario similaire.
L’absence de représentants du personnel en raison du manque de Conseil Social et Économique complique encore la situation. Les salariés ne bénéficiant d’aucun relais institutionnel, la CGT, par l’intermédiaire de son représentant Émilien Drayer, a pris l’initiative d’informer le personnel. Une opération de tractage a été organisée pour alerter les salariés sur l’avenir incertain de leur travail au sein de MTI.
| Élément | Chiffre |
|---|---|
| Chiffre d’affaires de Figeac Aéro en 2025 | 486,5 millions d’euros |
| Emplois à risque chez MTI | 20 à 30 |
| Nombre total d’employés chez MTI | 90 |
Malgré le succès économique de Figeac Aéro, qui a vu son chiffre d’affaires atteindre des sommets, le spectre de la réduction du nombre d’emploi plane. Selon certains rapports, cette réduction est justifiée par une baisse du carnet de commandes, ce que les syndicats jugent contradictoire avec les résultats financiers impressionnants du groupe.

La situation économique de Figeac Aéro en 2026
Figeac Aéro, fort d’une énergie renouvelée après la crise, se positionne aujourd’hui comme un acteur clé dans l’industrie aéronautique mondiale. Ayant rebondi après des temps difficiles, l’entreprise a su diversifier ses activités et renforcer ses partenariats avec de grands noms de l’aéronautique tels qu’Airbus et Boeing.
Le parachèvement de sa stratégie d’expansion est manifeste à travers ses contrats récents et l’augmentation conséquente de son chiffre d’affaires. Malgré ces réussites, le contexte local demeure tendu. À Decazeville, le dynamisme économique global ne se traduit pas encore par une sécurité d’emploi pour les salariés de MTI. La mise en vente prochaine par Jean-Claude Maillard, patron de Figeac Aéro, planifiée pour 2028, ajoute une couche de complexité aux perspectives d’emploi.
La décision de vendre vise à attirer de potentiels investisseurs capables de garantir la pérennité du site. Cependant, l’avenir des employés reste incertain. Dans ce climat, il est essentiel pour le personnel de rester informé des changements à venir. Figeac Aéro prétend détenir une capacité remarquable à monter en cadence, mais cela suffira-t-il à lever les doutes des travailleurs ?
Le rôle crucial des syndicats dans l’industrie
Dans ce contexte, le rôle des syndicats, et particulièrement de la CGT, se révèle crucial. Leur intervention vise à informer et à protéger les salariés face aux décisions stratégiques prises à des niveaux qui souvent leur échappent. Les organisations syndicales, en l’absence de représentation institutionnelle chez MTI, deviennent ainsi les seuls relais entre une direction inaccessible et des travailleurs inquiets.
La CGT travaille sans relâche pour maintenir la communication avec les employés, organisant des sessions d’information pour fournir des outils de négociation et encourager une solidarité interne. Les syndicats rappellent sans cesse la nécessité d’un front uni face à des décisions qui pourraient mettre en péril la stabilité financière et sociale des familles.
- Informer les salariés de leurs droits
- Négocier les conditions avec la direction
- Préserver les emplois locaux
Ces actions, bien que valorisantes, ne garantissent pas encore des réponses concrètes et satisfaisantes, comme le souligne Jérémy Gargaros de la CGT, qui n’a toujours pas obtenu de réponse claire de la direction de Figeac Aéro quant à l’avenir des filiales.
Perspectives et stratégies pour assurer l’avenir
Face à cette situation délicate, il est impératif pour les salariés et la direction de bâtir ensemble des perspectives d’avenir rassurantes. Cela pourrait impliquer un renforcement des dialogues pour discuter sereinement de l’évolution de l’industrie aéronautique et des impacts sur l’emploi local.
Des options comme la diversification des compétences, la formation continue et l’adaptation aux nouvelles technologies pourraient être exploitées pour maintenir et même créer de nouveaux postes. Le partenariat avec Boeing est une opportunité pour Figeac Aéro de capitaliser sur sa position, tout en apportant sécurité et prospérité économique à l’ensemble de ses filiales.
L’adversité économique actuelle met l’accent sur la nécessité de stratégies proactives pour assurer non seulement la survie, mais aussi la croissance. Une approche concertée entre direction, employés et syndicat pourrait devenir un exemple de résilience industrielle et humaniste à suivre.