L’annonce de la fermeture de l’usine Europhane située aux Andelys, en Normandie, a secoué la ville et ses habitants. La décision, communiquée par le groupe Zumtobel, entraine la suppression de 85 postes, affectant de nombreux travailleurs proche de la retraite. La nouvelle, tombée après une longue période d’incertitudes et de négociations, s’accompagne d’un sentiment d’incompréhension et de trahison parmi les employés qui voyaient l’avenir de l’entreprise sous un jour meilleur.
Le contexte de la fermeture
L’entreprise Europhane, spécialisée dans l’éclairage public, était une figure emblématique du tissu économique local. Sa fermeture intervient malgré un carnet de commandes plein et une demande constante pour ses produits. L’achat récent d’un robot de production pour la somme de 150.000 euros témoignait encore de l’activité dynamique du site, rendant d’autant plus inexplicable cette décision brutale de fermeture.
Les conséquences humaines
Les 85 salariés concernés par le Plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) vivent cette annonce comme une véritable catastrophe. Avec une ancienneté moyenne de 30 ans et un âge moyen de 54 ans, les perspectives de reconversion professionnelle pour ces travailleurs s’annoncent particulièrement difficiles. Les promesses d’un avenir meilleur, formulées par la direction en 2023, n’ont fait qu’amplifier le sentiment de trahison ressenti aujourd’hui.
Un sentiment de révolte
Face à ce choc, les salariés ont décidé de se battre pour leur survie professionnelle. Ils entendent faire annuler cette décision en manifestant leur mécontentement et en sollicitant un soutien public. Leur colère est alimentée par le fait que, malgré une demande de production forte et l’emploi d’intérimaires à plein temps, la rentabilité a été évoquée comme motif principal de la fermeture.
L’impact sur la communauté locale
La fermeture d’Europhane est un véritable coup de massue pour la ville des Andelys. Cette entreprise constitua un pilier économique majeur pour la région, fournissant des emplois stables et sûrs. L’annonce de sa fermeture suscite l’inquiétude non seulement pour les familles des salariés touchés, mais aussi pour l’avenir économique de la région normande, qui subit depuis quelque temps une série de revers industriels.
Une mobilisation en perspective
La détermination des salariés à lutter contre cette fermeture est forte. Une manifestation est prévue pour les jours à venir. L’objectif est de faire pression sur les dirigeants du groupe Zumtobel, et alerter les pouvoirs publics sur la gravité de la situation. Ce combat pour l’annulation du PSE est crucial non seulement pour les employés, mais aussi pour maintenir le tissu socio-économique local.